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A la rencontre de Pierre “Mewt”, acteur de l’eSport nîmois

Nîmes Médiasport vous emmène aujourd’hui à la rencontre de Pierre “Mewt” Ratier, l’un des acteurs phares de l’esport Nîmois anciennement gérant d’une équipe et travaillant actuellement sur un projet qui ne tardera pas à être dévoilé. Entretien d’un nîmois passionné d’une discipline encore trop peu connue par le grand public mais aussi fan des crocos.

NM : Bonjour Pierre, tu es un fier Nîmois acteur majeur dans ton secteur de « l’eSport », peux tu rapidement te présenter et nous expliquer ce qu’est l’eSport pour tout ceux qui ne connaîtraient pas la discipline ?

Pierre : Alors je m’appelle Pierre, j’ai 36 ans, je suis né et je vis à Nîmes. J’ai 2 enfants de 10 et 6 ans, et j’étais le président de la BAM eSport pendant 10 ans, de 2008 à 2018. Pour ce qui est de l’eSport, c’est simplement la pratique du jeu vidéo à un niveau compétitif, ce qui inclus les entraînements, les déplacements en compétition et l’appartenance à une équipe.

Tu as créé une organisation, l’équivalent d’un « club sportif » dans la réalité. Quels ont été pour toi, les plus gros challenges en tant que gestionnaire d’une structure eSport ? Quelle est, à ton avis, la particularité dans le fait d’être un gestionnaire d’une organisation esportive plutôt que dans un sport traditionnel ?

Pierre : Le gros challenge, c’est le même que dans les clubs sportifs classique, c’est la recherche de fonds, de financements, afin de développer ses activités, sa logistique et la perfomance de ses joueurs. Pendant 10 ans, j’ai lutté pour obtenir des budgets toujours plus élevés, et surtout, pour les garder. Niveau particularité, je dirais que les deux principales différences résident dans la reconnaissance, l’eSport étant encore trop souvent perçu comme un loisir réservé aux ados associables ou renfermés, ainsi que la législation, tout juste frémissante pour l’eSport.

Une équipe de défis et de victoires

L’esport est encore en voie de développement. Penses tu qu’un jour, les villes (comme Nîmes) auront un jour un rôle plus important à jouer ? Crois tu que nous en arriverons au fait de voir des clubs locaux comme dans le football où le public viendra voir son équipe jouer ?

Pierre : Des villes ont déjà un rôle à jouer. Poitiers vient de s’investir aux côté de l’association orKs, et j’étais moi-même en relation avec Nîmes Métropole avant l’arrêt de mon activité. A terme, je pense que les collectivités ont intérêt à traiter l’eSport comme un sport traditionnel, de part l’image positive qu’il dégage, mais aussi pour la manne économique qu’il représente et qu’il représentera encore dans le futur. Une système de franchise se met déjà en place dans certains pays 😉

Un grand projet est en train de se former, appuyé par la CCI de Nîmes, le « parc du jeu vidéo 2020 », et pourrait donner à Nîmes une place en or dans le milieu. Crois tu en ce projet ? penses-tu que Nîmes est capable d’avoir une place de choix dans l’esport ?

Pierre : J’ai fait partie de l’association, j’étais, au titre de mon poste de président de la BAM eSport, au conseil d’administration, collège eSport. Je n’ai pas renouvelé mon adhésion pour 2018. Je pense que l’idée et le potentiel sont là. Malheureusement, d’après moi, la gestion du projet est faite à l’envers, et pas forcément par les bonnes personnes. Pas qu’elles soient incompétentes, mais juste parce qu’elles sont étrangères au monde du jeu vidéo et de l’eSport. Nîmes a clairement une place à trouver. Marseille, Montpellier, Toulouse et même Arles (avec une CCI très active sur ce secteur) avancent vite et bien. Reste à savoir si Nîmes va vouloir/savoir se lancer dans autre chose que la romanité et la tauromachie. Je précise que je suis un grand fan de ces deux secteurs et je suis, en général, un grand admirateur de ma ville et de son développement, mais j’avoue, pour m’y être frotté, que les têtes pensantes Nîmoises sont un peu « vieux jeu » sur certains aspects de notre développement culturel, c’est dommage…

L’esport est un vrai phénomène qui rassemble chaque jour un peu plus de fans dans le monde. Quel est pour toi, le futur de la discipline ? Quelles sont les perspectives d’évolution à tes yeux ?

Pierre : Je pense que l’on va tendre vers le système de franchises, avec une professionnalisation du secteur et un investissement massif de marque, qu’elles soient endémiques ou non. C’est le cas en Corée et en train d’être mis en place aux USA ainsi que dans les pays Anglo Saxons. Nous avons, y compris au niveau législatif, malheureusement encore beaucoup de retard.

Un vrai Nîmois

Tu es fan du Nîmes olympique (comme nous pouvons le voir sur le twitter de ton ex-équipe). Pratiques-tu le football ? As-tu d’autres activités sportives ? Quels sont les sportifs qui te font rêver ? As-tu déjà vécu une joie similaire aux crocos dans le fait de gagner un titre en tant que président ?

Pierre : Je suis un fan du NO depuis tout petit. J’ai grandi à Clarensac et déjà à 3-4 ans, mon père m’embarquait au stade pour voir jouer les Crocos. J’ai moi-même joué au football de mes 6 à mes 17 ans à Langlade, St Gervazy et Clarensac. J’ai dû arrêter  par manque de temps. J’ai également fait un peu de boxe, de tennis, et même du water polo. Depuis un quinzaine d’années, je pratique en dilettante, oscillant entre le running et le crossfit. Niveau sportif, j’ai été un fan incontestable du King Eric Cantona, de Kader Firoud et, plus récemment, de Mickael Pagis puis de Téji Savanier. Niveau mondial, je reste admiratif de Sébastien Loeb, en tant que grand fan de sport auto, et de Teddy Rinner pour sa suprématie depuis tant d’années. En terme d’eSport, nous avons été sacrés deux fois champions de France Forza Motorsport et une fois champions du monde Project CARS lors de la Gamescom 2017, entres autres. Des titres qui marquent, qui restent, et qui comptent !

Merci à toi pour tes réponses, je te laisse terminer l’interview si tu as des gens (ou autre)  à remercier. Nous sommes heureux d’avoir pu te poser ces quelques questions et te souhaitons le meilleur dans tes projets !

Pierre : Merci à vous pour cette interview, j’espère avoir éclairé les Nîmois, mais aussi les autres, sur notre ville mais aussi sur l’eSport en général. J’ai quitté la présidence de mon équipe après 10 ans de pratique, mais je reviens très bientôt dans une activité, toujours en lien avec l’eSport, mais qui mettra cette fois ci le joueur au centre de mes préoccupations. Restez connectés !

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