Benoît Poulain : « Je n’avais pas eu de bons échos sur la nouvelle direction »

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© SAMUEL DUPLAIX

L’ancien défenseur et capitaine du Nîmes Olympique, Benoît Poulain, a accepté de répondre aux questions de Nîmes Médiasport. Il nous parle de Belgique et du Nîmes Olympique !

NM : Bonjour Benoît, merci de nous accorder cette interview, tu vas bien ?

Benoît : Oui ça va merci. Je profite de mes derniers jours de vacance ça fait vraiment du bien de voir la famille, les amis.

NM : Pour commencer, félicitations pour ton second titre de champion de Belgique avec Bruges, on imagine que ça fait quelque chose, non ?

Benoît : C’était encore de grands moments de fête avec les supporters, ils sont vraiment fous c’est vraiment le mot: fous du club. À titre personnel, je participe à une période faste du club, c’est gratifiant, 2 titres en 2 ans et demi.

NM : En parlant de la Belgique, comment te sens-tu là-bas ?

Benoît : Bien, le football me correspond parfaitement. Avec la famille on s’est adapté rapidement. J’ai appris beaucoup de choses, c’est enrichissant.

NM : Loin de Nîmes mais on imagine que tu suis toujours les exploits du NO, que penses-tu de ces dernières années, depuis les matchs présumés truqués ?

Benoît : J’en pense beaucoup de bien avec deux points forts : la vie de groupe de l’équipe, qui était déjà super quand je suis parti, j’observe avec plaisir que ça continue. Et un niveau technique et une qualité de jeu top durant la dernière saison.

NM : Cela fait maintenant environ quatre années que tu as quitté la capitale gardoise, ça t’arrive de penser à un retour sous le maillot rouge et blanc ?

Benoît : J’y penses oui, peut-être un jour les conditions seront réunies ou peut-être pas, on verra. J’aime bien découvrir de nouvelles choses aussi.

NM : D’ailleurs quel souvenir(s) gardes-tu du Nîmes Olympique ?

Benoît : Plutôt des bons, surtout l’ambiance dans les vestiaires. Les seuls amis que j’ai gardé dans le foot, c’est des dernières années à Nîmes. Cependant j’étais soulagé de partir car je n’avais pas de recul sur ce que je faisais à Nîmes. J’ai perdu beaucoup d’énergie car j’étais très impliqué, c’est plus facile aujourd’hui à l’étranger.

NM : À ton avis quel est le point fort du NO ?

Benoît : C’est difficile à dire de l’extérieur mais certainement l’environnement (centre d’entrainement, qualité de vie) propice à cette vie de groupe qui met les joueurs dans des conditions optimales pour exprimer leur qualités.

NM : Quel sentiment avais-tu ressenti lorsque le club a subit cette affaire des matchs présumés truqués ?

Benoît : Oula, avant le changement de présidence je n’avais pas de bons échos sur la nouvelle direction. Pendant que j’ai côtoyé ces gens là je n’avais pas de bons sentiments, et forcément pire après mon départ.

NM : Et maintenant, es-tu confiant quant à la gestion du club ?

Benoît : Le club est très en retard par rapport à ses concurrents de Ligue 1. J’espère qu’à moyen terme cette montée en Ligue 1 sera bénéfique car c’est une marche difficile pour Nîmes. Je ne connais pas assez toutes les personnes pour juger la gestion actuelle. Ce qui est certain c’est que pour être fort, le club a besoin d’une organisation claire avec de la compétence et de la confiance entre les différents postes importants.

NM : Toi qui joue dans une première division, que penses-tu qu’une équipe à réellement besoin pour se maintenir dans l’élite ?

Benoît : La première chose c’est la qualité des joueurs. Je pense qu’avec la même équipe il y a moyen de faire de bonnes choses, j’ai vu des joueurs largement au niveau Ligue 1 la saison dernière. Malheureusement je ne suis pas certain que l’équipe sera meilleure que la saison dernière. Puis, la deuxième c’est d’être convaincu qu’en donnant 100% on est capable de battre n’importe qui. Il faut créer quelque chose à domicile. À Courtrai en Belgique, on perdait pas un match à domicile avec un budget largement inférieur au gros. J’ai vu des joueurs largement au niveau Ligue 1 la saison dernière.

NM : Tu vas avoir 31 ans dans un gros mois, c’est un peu tôt pour demander ça mais as-tu déjà en tête un projet pour l’après carrière ? Tu comptes rester dans le foot ?

Benoît : Non je n’ai pas de projet pour l’instant, je ne sais pas ce que j’aurai envie de faire.

NM : En tant que joueur, le championnat Belge est-il plus attrayant que le championnat Français ?

Benoît : Entre la Ligue 2 et le championnat belge il n’y a pas photo. Après par rapport à la Ligue 1, c’est difficile à dire, ça dépend du type de joueur. Par exemple, pour moi la Belgique c’est mieux. La Ligue 1 devient de plus en plus attrayante, il y a un top 5/6 qui se dégage en plus intéressant que la Belgique. Par contre en Belgique tu as 6-7 clubs qui n’ont rien à envier aux autres de club de Ligue 1, et dans tous les domaines.

NM : Toi qui a participé aux derniers Nîmes – Montpellier (2008/2009), que peux-tu nous dire de ces rencontres ?

Benoît : Des bons souvenirs, j’avais était bon. Nul à Montpellier et la victoire aux Costières, c’était énorme.

NM : Que s’était-il réellement passé entre Jean-Marc Conrad et toi, il y avait des désaccords ?

Benoît : C’est assez simple, j’avais eu une proposition par mail écrite de manière très peu professionnelle. Une proposition avec une grosse baisse de salaire, je l’ai pris comme une manière pour eux de me montrer la porte de sortie en douceur, d’autant plus que je n’avais pas de réponse téléphonique et sms.  Mais ce n’est pas un épisode douloureux car avec cette direction j’ai eu rapidement des envies d’ailleurs. J’en avais déjà parlé avant la fin du championnat avec le coach Marsiglia qui ne souhaitais pas trop poursuivre également.

NM : Aurais-tu une anecdote vécue durant tes années sous le maillot rouge et blanc ?

Benoît : Il y en a un bon gros paquet, mais elles ne sont pas très valorisantes pour les copains! Avant la dernière montée en Ligue 2, on avait fait une soirée chez Pierre Bouby. Bon, on a fait pas mal de soirées mais là déjà, je crois qu’il ne manquait pas un joueur. On était  3-4 à avoir fait nuit blanche et on est allés à l’entraînement direct. Sur le chemin j’avais qu’une envie, c’était d’aller tout droit jusque mon lit mais bon, fallait assumer. J’ai fait l’effort et on a pas mal rigolé pendant l’entraînement. Peu de joueurs mettaient un pied devant l’autre. On a quand même fini champions avec un match nul à Vannes durant la dernière journée.

NM : Pour finir avec un sujet d’actualité, un favori pour la Coupe du Monde ?

Benoît : Je vois bien une finale Brésil-Allemagne et je met une grosse pièce sur le Pérou et la Colombie en outsider.

NM : Merci de nous avoir accordé cette interview, toute l’équipe de Nîmes Médiasport te souhaite une bonne continuation !

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