Boissier, suite et fin ?

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photo : Midi Libre

En plein cœur d’une semaine à 3 matchs où les crocodiles nîmois sont revenus de Gironde humiliés par Josh Maja et les siens (6-0) après un nul poussif à domicile contre Metz, la situation semble plus critique que jamais en interne. C’est dans une ambiance particulièrement tendue que Nîmes recevra Lyon, vendredi soir à 20h45.

 

« Il faut en finir »

Ce sont les mots utilisés par le patron des rouges et blanc, Rani Assaf. Le directeur sportif Laurent Boissier passera-t-il la semaine ? Rien n’est moins sûr tant le divorce semble consommé entre deux des trois hommes forts du club. D’après plusieurs sources proches du club et comme nous l’a indiqué plus tôt dans la semaine Objectif Gard, l’ambiance est glaciale entre les deux hommes. Assaf, qui sent monter la grogne dans les travées des Costières, est dans l’obligation de réagir après la déculottée bordelaise et s’apprête donc à faire sauter le premier fusible. Après un été chaotique, marqué par le faux-départ de Boissier et un mercato que beaucoup considèrent comme manqué, le responsable des transferts devrait donc être le premier à faire les frais du début de saison raté du Nîmes Olympique. Bernard Blaquart quant à lui, sous contrat jusqu’en 2023, ne devrait pas être débarqué pour le moment. Il le dit lui-même, il ne démissionnera pas « sauf si les joueurs viennent me voir pour me demander de partir ». Et le collectif gardois, malgré des lacunes flagrantes, assure ne pas avoir lâché le coach. « Bien sûr qu’on est avec lui ! On est solidaires, et j’espère sincèrement qu’il restera avec nous jusqu’à la fin de saison ». Les mots du capitane nîmois Anthony Briançon ne peuvent être plus clairs.

 

« Je ne suis pas irremplaçable »

Aujourd’hui, c’est Laurent Tourreau, directeur des opérations au Nîmes Olympique, qui a pris la parole sur internet au travers d’un communiqué. S’il admet que « des erreurs de casting ont peut-être été commises » (sous-entendu lors du mercato) il réfute tout immobilisme de la part du club, et s’explique notamment sur sa gestion financière : « J’entends dire vous avez vendu pour 20 millions, où est l’argent ? Quand tu vends un joueur, les clubs acheteurs te payent en plusieurs fois, parfois sur plusieurs saisons, donc les fonds ne sont pas versés d’une seule traite, pareil pour les droits TV qui sont payés en plusieurs fois dans l’année, alors qu’au quotidien, tes charges restent fixes. Ce qui compte, c’est la trésorerie au quotidien, et maintenir le club à flots pour ne pas entrer dans une situation de cessation de paiement ». 

Il revient également sur le projet du nouveau stade, largement critiqué parmi les fidèles du club et qui a fait l’objet d’une banderole assassine des supporters lors du dernier match aux Costières : « Je pense que certains n’ont pas compris que l’objectif du nouveau stade est d’avoir un outil capable de ramener à minima chaque saison 5 millions de plus dans les caisses du club (et pas dans celle de Rani) et de permettre de construire à l’avenir un budget de 40 millions sans vente de joueurs ». Il balaie enfin les critiques quant à son poste de directeur des opérations, « emploi fictif » pour certains. Il assure que s’il n’est « pas irremplaçable« , ses prérogatives « font partie des besoins du club aujourd’hui« .

 

De quoi sera fait demain ?

Un changement de directeur sportif est donc à prévoir. Le directeur des opérations et l’entraîneur, eux, ne seraient pas menacés. Rani Assaf voudrait également renforcer l’effectif cet hiver avec au moins deux joueurs, dont un meneur de jeu, ce qui manque à l’heure actuelle surement le plus au onze nîmois. En attendant se profile la réception d’un Lyon blessé qui viendra dans l’obligation de prendre des points pour continuer à espérer pouvoir lutter pour l’Europe cette saison.

 

 

Kevin N.

 

 

 

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