Nîmes-Lyon : 4 minutes de foot

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Photo : MaLigue2

Lyon n’avait pas besoin de ça

4 minutes. C’est le temps durant lequel Nîmes aura pu espérer jouer un véritable match de football contre un gros morceau du football français hier soir aux Costières. Moins de cinq minutes avant que l’arbitrage sanctionne durement une équipe nîmoise en pleine crise et qui n’avait pas besoin de ça. Sur un ballon aérien, excès d’engagement de Théo Valls, qui ne voit pas arriver le jeune Maxence Caqueret et touche de la semelle de son crampon le haut de sa cuisse. Monsieur Thual n’hésite pas un seul instant et dégaine un rouge qui anéantit pratiquement directement tout espoir nîmois de victoire. La deuxième couche arrive quelques minutes plus tard, lorsque Bertrand Traoré s’infiltre et s’écroule dans la surface de réparation nîmoise après un prétendu contact avec Pablo Martinez. Au ralenti, le défenseur gardois s’arrête quand il voit arriver l’ailier lyonnais, qui crochète, perd le ballon et s’effondre en s’empalant seul sur l’ancien strasbourgeois. Pourtant, sans aide de la VAR, l’arbitre désigne le point de pénalty, au grand dam des nîmois. Pour sa centième sous le maillot lyonnais, Memphis ne se fait pas prier et ouvre le score d’une subtile panenka (16′ 0-1).

Si le meneur de jeu hollandais trouve le poteau quelques minutes après (23′), Nîmes est loin d’être ridicule dans une première période où Lyon, en supériorité numérique, n’a pas les armes pour proposer grand chose d’intéressant. Mais la rencontre va définitivement basculer à quelques encablures de la pause. Après un premier jaune logique pour avoir ceinturé Aouar (38′), Gaetan Paquiez commet l’irréparable deux petites minutes plus tard seulement : son tacle glissé sur Rafael est en retard et, s’il touche bien le ballon il emporte aussi le défenseur gauche adverse qui sortira d’ailleurs blessé à la pause. Un second jaune en deux minutes, et Nîmes se retrouve à 9 contre 11 pour les 50 prochaines minutes.

Au retour des vestiaires, alors que le public soutient toujours son équipe (mais a sorti les banderoles à l’encontre de la direction), Nîmes va tenir encore une vingtaine de minutes avant de craquer. En un quart d’heure, Depay (64′ 0-2) Aouar (71′ 0-3) et Andersen (79′ 0-4) vont trouver la cible et faire exploser une formation gardoise courageuse et qui aura montré des valeurs bien différentes qu’à Bordeaux.

 

La déclaration (Bernard Blaquart au micro d’Objectif Gard) :

« On s’est fait bouger dans le vestiaire alors qu’on était prêts avant l’adversaire. Certains sourires des arbitres avec les lyonnais, c’est vraiment un sentiment bizarre même si je ne veux pas me réfugier derrière ça. La vitesse à laquelle est sortie le rouge, c’est très rapide, le pénalty pareil, et dessus il n’y a rien quoi. Le rouge je sais pas, si un lyonnais fait le même geste en début de match il prend rouge ? Le joueur n’est pas blessé, il se relève… Et puis le pénalty, j’espère qu’on leur sifflera un pénalty comme ça mardi, c’est tout ce que je peux leur souhaiter. Très difficile d’analyser, il y a eu match 3 ou 4 minutes pas plus. Les joueurs n’ont pas lâché se sont battus, à 9 contre 11 c’était appliqué, ils ont bien défendu, c’était groupé, mais on ne peut pas tirer beaucoup d’enseignements d’un match comme ça. On souhaite que l’effectif soit étoffé depuis le mois d’août c’est pas nouveau, le président fera ou ne fera pas, là il nous reste 3 matchs à jouer avant Noel, je ne vois pas plus loin. »

 

 

Kevin N.

 

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