Nîmes – Rennes (0-1) : Des crocodiles sans idées

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Nîmes a perdu gros. Pour le compte d’un match en retard de la douzième journée, les crocodiles ont vécu une soirée compliquée. Les gardois ne bonifient pas la victoire du week-end dernier, et voient Amiens prendre un point d’avance supplémentaire. 

Avec de l’envie…

Face au troisième de Ligue 1, les nîmois ne devaient pas faire de complexes. Quelques jours après la première victoire gardoise depuis plus de 3 mois, Bernard Blaquart alignait cette fois un 4-3-3 pour débuter. En interview d’avant-match, le coach gardois était clair. « Le match va se jouer dans les transitions. Eux sont très bons dans ce domaine-là, ils se projettent vite vers l’avant, il faudra être vigilants. » 

L’entame nîmoise fut pourtant correcte. Le pressing haut des locaux eu le mérite de couper en deux une formation bretonne pas dans son assiette. Mais Nîmes, dominateur au milieu pendant une demie-heure, n’en profitait pas. La faute à un déchet technique trop important (63 % de passes réussies en fin de première période, à peine mieux que les 58 % adverses) dans la transition justement. Une domination stérile, qui empêchait toutefois des rennais trop timorés de porter le danger sur les buts de Paul Bernardoni. Côté nîmois, pas grand chose à se mettre sous la dent non plus, si ce n’est une tentative trop enlevée de Romain Philippoteaux (22′).

… mais sans idées. 

0-0 à la pause, un score logique au regard des 45 premières minutes. Les quelques 12 000 supporters nîmois présents ce soir pouvaient toutefois espérer rentrer à la maison satisfaits. Pourtant, dès le retour des vestiaires, la soirée allait sérieusement se compliquer pour Nîmes. Après quelques secondes de jeu, Anthony Briançon s’écroulait. Probablement touché aux adducteurs, le capitaine nîmoise cédait à sa place à Loick Landre (46′). Physiquement, Nîmes ne pouvait plus se permettre d’opérer le même pressing que lors du premier acte, et Rennes s’enhardissait. À coups de longs ballons joués dans la profondeur, les hommes de Stephan finissaient par trouver la faille. Parti dans la profondeur, Hunou, bien servi par Flavien Tait, battait Paul Bernardoni d’une sublime reprise de volée instantanée (64′). Sur une demi occasion, le troisième de Ligue 1 venait de faire la différence.

Pas le temps de souffler pour les nîmois, pour qui la soirée allait tourner au cauchemar. Sur une simple accélération, Renaud Ripart s’écroulait à son tour, victime d’un claquage. Un troisième coup dur en l’espace de quelques minutes, surement celui de trop. Sans idées, le collectif gardois avait au moins le mérite de ne pas lâcher.

C’est après une dernière tête de… Paul Bernardoni, monté sur coup-franc, que Monsieur Delajod pouvait mettre fin à la difficile soirée des crocodiles. Focus désormais sur Dijon, que Nîmes ira défier dimanche pour le compte des 16e de finale de Coupe de France ? Sans Ripart, sans Briançon, et sans recrues ?

 

La déclaration 

Pablo Martinez : « On leur a laissé une demi occasion qui fait but, je vois mal la trajectoire, je suis un peu court. Il peut tirer 10 fois et la rater 10 fois, ce soir il la met au fond. Cette seconde période fait mal, on perd Anthony, Renaud, on a manqué de fraîcheur après le match de ce week-end. »

 

Kevin N.

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