Nîmes Olympique, ton univers impitoyable ! Blaquart / Assaf : le bras de fer

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Photo : Objectif Gard

Tout le monde connaît la série américaine « Dallas » et son générique que l’on chante des décennies plus tard encore dans nos têtes. Au Nîmes Olympique, c’est comme à Dallas, deux parties s’opposent.

Le bras de fer

En effet, d’un côté, le Président du club, le patron, celui qui a sauvé le club de la faillite il y a quelques années, certains ont tendance à l’oublier, Rani Assaf, très occupé par ailleurs dans son travail principal de Directeur Technique National à Free. D’un autre, l’entraîneur officiel du Nîmes Olympique, lui aussi sauveur du club de la relégation, sportive celle-là, mais aussi l’homme qui a permis au club de retrouver l’élite du football français après 23 ans d’attente des supporteurs, et d’y rester deux saisons consécutives.
Un match, un bras de fer a alors commencé à opposer les deux hommes depuis la fin de saison précoce prononcée en avril.

Bernard Blaquart aurait, bien plus tôt, demandé et obtenu oralement de son Président une reconversion au sein du club, auprès de la formation notamment, sachant qu’il avait signé un contrat de 5 ans, jusqu’au 30 juin 2023, et qu’il avait répété à plusieurs reprises qu’il n’irait pas au terme de celui-ci, en tout cas sur le banc en tant qu’entraîneur. Car oui le coach, bientôt 63 ans, veut arrêter (lire par ailleurs) d’être l’entraîneur du Nîmes Olympique après quatre très belles années

Cependant, Rani Assaf de son côté aurait mal pris les épanchements de son entraîneur dans la presse, ses plaintes sur la situation, qu’ils n’arrivaient pas à communiquer – un comble pour le numéro 2 de Free – et aurait refuser à son entraîneur cette reconversion.

Arpinon, la solution ?

Bernard Blaquart, est donc encore officiellement l’entraîneur du Nîmes Olympique. Mais pour combien de temps ? Le temps qu’il faudra aux deux hommes pour s’entendre et trouver un accord, financier évidemment. Selon le quotidien régional Midi libre, ce n’est plus qu’une question de jours, voire d’heures. Car Jérôme Arpinon qui a longtemps appris aux côtés de Bernard « Magic » Blaquart (surnom que Rani Assaf lui avait donné il n’y a pas si longtemps) durant quatre ans et demie, a tout de l’homme qu’il faut au Nîmes Olympique, du moins sur le papier.

Il a obtenu son diplôme du Brevet d’Entraîneur Professionnel Français (BEPF), est entraîneur adjoint, actif ces derniers mois, depuis quatre ans et demie, il a aussi été sollicité par des clubs de l’Ouest français et son « mentor » dit de lui qu’il « est prêt » à diriger l’équipe. Le futur entraîneur du Nîmes Olympique qui devrait selon le journal être officialisé ce mercredi pour le retour des premiers joueurs au centre d’entraînement, si tout va bien et que la partie de poker menteur se termine sur un accord, est décrit par les gens qui l’ont côtoyé professionnellement comme un homme qui était sanguin, qui avait du mal avec l’injustice, la malhonnêteté, un compétiteur, fougueux, souvent à fleur de peau, impulsif, mais aussi intelligent avec qui tu peux aller au combat.

L’homme s’est amélioré sur ses défauts notamment son impulsivité, « a mûri, est posé » selon Thierry Lorenzo qui l’a vu évolué, lui qui était l’adjoint de Vannuchi, aujourd’hui auprès des jeunes du club. Vannuchi, aujourd’hui entraîneur national à la FFF l’a recroisé et confirme qu’il a changé et serait « plus serein et détendu, assagi ». Sur le papier car il ne ferait pas l’unanimité au sein du club et encore moins auprès des supporteurs qui sont partagés, selon un sondage lancé sur les réseaux sociaux.

Le bras de fer serait donc sur le point de connaître son dénouement avec une rupture du contrat liant Bernard Blaquart au Nîmes Olympique non sans que chacun des deux hommes y mette du sien et c’est dans l’intérêt de tout le monde.

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