Le derby est gardois

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(c) nimes olympique

Ce dimanche à 13h, le Nîmes Olympique se déplaçait en terre héraultaise pour un Derby plus qu’important pour les nîmois. Malgré le huis clos, le match a tenu ses promesses.

Pour ce match très attendu, les deux entraineurs n’ont pas surpris en alignant leurs équipes types. Côté héraultais, c’était le premier match de Ferri et Savanier contre leur ancien club. Côté nîmois, Patrick Burner était titulaire pour la première fois.

Plus d’un an après le dernier derby, se déroulant déjà à Montpellier, les supporters des deux équipes étaient plus qu’impatients à l’approche de ce match. Lors de leur dernière confrontation, les hommes de Michel Der Zakarian avaient pris le dessus sur des nîmois dépassés par l’enjeu du match. Cette année, les nîmois avaient une tout autre envie. En effet, dès le coup d’envoi, les deux équipes se rendaient coup pour coup avec des attaques de part et d’autres, avec beaucoup d’engagement dans les duels et de nombreuses fautes mais pas beaucoup de cartons distribués par Monsieur Millot.

Une première mi-temps assez terne, avec une bataille surtout au niveau du milieu de terrain, avec des longs ballons ne donnant rien côté montpelliérains et avec des nîmois trop maladroits dans les derniers gestes, ne parvenant pas à inquiéter le gardien héraultais. La plus grosse occasion de la première mi-temps fut pour les hommes de Der Zakarian avec la frappe de Laborde, qui reprend le ballon en première intention à la suite d’un corner mal dégagé par la défense des crocos. Heureusement pour les nîmois, Fomba, bien placé, peut contrer la frappe et la dévier en corner.

Cette première mi-temps, faible en occasions dangereuses, est aussi due à une grosse performance des milieux de terrain, notamment côté nîmois avec une grosse prestation de la recrue Andrés Cubas, qui n’a pas laissé respirer les montpelliérains et notamment Savanier, très peu en vue et très peu trouvé dans cette première période.

 

À la mi-temps, le score nul et vierge est assez logique. On assiste à un match assez fermé avec peu d’occasions dangereuses, mais des actions de parts et d’autres qui ne parviennent malheureusement pas à inquiéter les gardiens des deux équipes.

 

Au retour des vestiaires, aucun changement de part et d’autres.
Les montpelliérains se font plus pressants, mais n’arrivent toujours pas à déstabiliser la bonne défense nîmoise bien en place. Les héraultais ne trouvent toujours que très difficilement Savanier, encore pris par un excellent Cubas qui réalise un énorme match.
La seconde période est globalement dominée par les montpelliérains toujours emmenés par Hilton, mais les gardois n’abdiquent pas et jouent tous les contres à fond.
Vers la 62ème minutes, Jérome Arpinon décide de faire rentrer Nolan Roux à la place de Kévin Denkey.
Les nîmois se font de plus en plus dangereux avec de multiples centres venus notamment de l’aile droite, avec Zinédine Ferhat. Malheureusement pour les crocos, les défenseurs veuillent sur leur surface et repousse les centres.
En fin de match, vers la 80ème minute, sur un long ballon à destination de Delort, Briançon gagne son duel de la tête mais, n’ayant pas de soutien, le ballon revient dans les pieds de Laborde qui envoie sa reprise au-dessus du but gardois tenu par Baptiste Reynet qui, malgré les différentes tentatives héraultaises, a passé un match assez tranquille.

La délivrance est venue pour les gardois, de la part du plus nîmois des crocos, Renaud Ripart. Il conclut une action rondement menée de la part des crocos, avec Lucas Deaux qui trouve Zinedine Ferhat qui avance dans le camp adverse, puis sert parfaitement de l’extérieur du pied Renaud Ripart qui devance le montpelliérain Pedro Mendes et envoie le ballon au fond des filets.
Ripart marque là son premier but de la saison et Ferhat réalise sa deuxième passe décisive en 6 matchs.
Malgré la volonté des héraultais de revenir dans le match, ils ne parviendront pas à inquiéter des nîmois déterminés à remporter ce Derby.

Comme un symbole, le vice capitaine, formé au Nîmes Olympique, qui enfant allait voir jouer son équipe avec son papa dans les travées du Stade des Costières, qui a tout connu avec son club, du pire jusqu’à la montée en Ligue 1, est désormais seul buteur pour son club de toujours dans un derby, but qui donne la victoire à son club.

Grâce à son but, Ripart permet au Nîmes Olympique de remporter son 2ème match face à Montpellier en Ligue 1, le dernier était déjà à la Mosson, le 7 mars 1992.

Au retour des joueurs au centre d’entrainement de la Bastide, les supporters étaient présents pour accueillir les joueurs de la plus belle des manières. Ce rassemblement annoncé par les Gladiators et les Nemausus après le coup de sifflet final a donc été écouté par de nombreux supporters, venus saluer les joueurs après leur victoire lors du Derby. Fumigènes et chants étaient de mises. Même les joueurs ont laissé exulter leurs joies, notamment le capitaine, Anthony Briançon et le héros de tout un peuple, Renaud Ripart, qui a même pour l’occasion craqué un fumigène. On a également vu l’entraineur nîmois, Jérome Arpinon, célébrer la victoire en communion avec les supporters et une écharpe, venant du groupe de supporters des Gladiators, autour du cou.

Ce derby a donc fini sur une victoire, donnant lieu à des scènes de célébrations dans Nîmes et au centre d’entrainement du Nîmes Olympique pour le retour des joueurs dans leurs bases.

Germain

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