Gabrielle Taves : « nous avons dû trouver des solutions »

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Photo : Gabrielle Taves - FFNMG

La crise sanitaire ajoute beaucoup de difficultés dans le monde du sport, que ce soit professionnel et amateur. Nîmes Médiasport a souhaité mettre en valeur quelques clubs amateurs nîmois qui ont subi de nombreux revers cette saison sur le plan administratif… Et sportif. Dans ces interviews, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Gabrielle Taves co-entraîneur de l’équipe A du Football Féminin Nîmes Métropole Gard en D2 avec Ludovic Gros et responsable de la partie administrative du club et de la section sportive et de l’école de foot du FFNMG

Nîmes Médiasport : Quel est votre avis concernant les décisions du gouvernement vis à vis du sport amateur? Votre ressenti?

Gabrielle Taves : Dans l’ensemble sur la saison, malgré la crise sanitaire nous avons tout de même pu assurer un minimum de séances à nos licenciées. Nous avons cependant le sentiment d’avoir dû sans arrêt nous adapter trouver des solutions pour proposer des solutions, sans compter que du foot sans contact cela est très dur pour les joueuses. D’ailleurs il y a une réelle perte de niveau sur cette saison sur certaines catégories et nous craignons que cela se répercute sur les années à venir.

NM : Malgré tout, quels sont les objectifs à long terme pour le club?

GT : L’objectif pour nous est de continuer à augmenter le nombre de licenciées chez les plus jeunes. Nous avons malgré la crise augmentée considérablement le nombre de jeunes pratiquantes et nous souhaitons les pérenniser sur du long terme. Bien évidemment conservé notre équipe en D2 et faire monter nos U18 en U19 national.

NM : À quel point la crise du covid a impacté la gestion de vos équipes respectives et les budgets alloués ?

GT : Nous avons une majorité d’équipe en district donc cela n’a quasi rien impacté au budget. Pour les équipes en régional et en national nous avons eu moins de déplacement donc moins de frais. C’est surtout le fait de regrouper des équipes sur les mercredis et les samedis forcément on a rencontré des difficultés de terrain et parfois 4 équipes étaient en même temps sur un seul terrain. Sans compter qu’il a fallu sans arrêt s’adapter et changer les créneaux. La D2F a été plus impacté car la FFF devait nous allouer 72200euros de subvention mais ils ne nous ont versés que 9000euros et il y a très peu de chance que l’on puisse toucher le reste de cette somme.

« Nous avons pu bénéficier des aides aux contrats d’apprentissage ainsi que du chômage partiel pour nos joueuses fédérales » – Gabrielle Taves

NM : Dans ce contexte, vos sponsors sont-ils parvenus à rester fidèle? Quelle est votre stratégie pour les mettre en avant sur le plan marketing alors que les événements sont interdits au public?

GT : Nous avons perdu notre plus gros sponsor ANGELYS groupe qui s’est retracté pour la saison 2020-2021. OCEAN ne nous a donné que la moitié de la somme prévue. Nous avons énormément interagis sur les réseaux sociaux pour communiquer le plus possible. Malgré cela nous avons gagné un sponsor essentiel pour nous : Le Groupe Mourier KIA, qui est resté fidèle tout au long de la saison et une vraie histoire est en train de s’écrire.

NM : La crise sanitaire représente-t-elle un frein au recrutement de nouveaux licenciés ?

GT : Bizarrement non, peut être le fait d’avoir maintenu un maximum de licences par rapport à d’autres, nous avons au contraire récupéré beaucoup de jeunes filles.

« Nous avons cependant le sentiment d’avoir dû sans arrêt nous adapter trouver des solutions pour proposer des solutions » – Gabrielle Taves

NM : Avez vous reçu de l’aide de la part de l’état et /ou des collectivités locales ?

GT : Nous avons pu bénéficier des aides aux contrats d’apprentissage ainsi que du chômage partiel pour nos joueuses fédérales. Nous avons aussi eu une aide particulière à l’apprentissage de la part de la DRDJSCS ainsi qu’une aide exceptionnelle de la ville pour notre montée en D2F mais aussi de la métropole qui nous a été indispensable notamment pour la survie du club.

NM : Un impact psychologique a t-il été remarqué parmi vos athlètes? Quelles solutions avez vous mises en place pour les aider à rester dans le bain?

GT : Chez les jeunes, jusqu’à l’annonce de la saison blanche, l’attente a été compliqué car il y avait toujours de l’espoir, dès cette annonce nous avons commencé à les lancer dans la saison suivante. Pour la D2F cela est beaucoup plus difficile. Nous avons eu de réels espoirs de reprendre depuis le mois de janvier, nous avons enchainé 6 à 7 séances par semaine pour se tenir prêts à reprendre. Puis fin février, une date de reprise a été acté par la FFF. Le ministère des sports et nous étions dans de bonnes conditions, on voulait reprendre puis une semaine plus tard c’est l’arrêt brutal … cela a été dur de continuer pour les filles comme pour le staff puis on s’est remis au travail et on a maintenu le groupe en alerte car les filles s’entendent vraiment très bien et elles continuent à s’entrainer avec motivation malgré tout. Mais cette attente devient interminable… Nous essayons de préparer la saison prochaine mais cela est difficile ne sachant toujours pas si l’on va reprendre ou pas.

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