Rani Assaf : « L’époque glorieuse de Nîmes Olympique est plus associée à Jean-Bouin qu’aux Costières »

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Alexandre Dimou/Icon Sport

Rani Assaf a accordé un entretien complet, et sans langue de bois à Midi Libre, lui qui prend très rarement la parole. L’actuel propriétaire du Club gardois a parlé de ce qui se trame en coulisses et de la suite des évènements.

Le challenge Nîmes Olympique.

Depuis qu’il a quitté Free, Rani Assaf est totalement focalisé sur le Nîmes Olympique. Pour lui, c’est un travail de fond et il s’y prend au jeu.

« Nîmes Olympique, c’est une aventure, un challenge. C’est savoir si, en France, on est capable de faire exister un club de football de manière professionnelle sans qu’il y ait besoin, tous les ans ou tous les deux ans, qu’un actionnaire ou un homme providentiel ne vienne remettre de l’argent pour le maintenir à flot et à haut niveau. »

Nîmes Olympique et son histoire 

Beaucoup de supporters ont vécu l’époque Jean-Bouin et d’autres n’ont connu que les Costières avec ses parcours historiques en Coupe de France mais surtout, les méandres du National. Le propriétaire du NO donne son avis et il ne pense pas que c’est de la nostalgie : « 25 ans de National et de bas de tableau de Ligue 2, je ne sais pas si beaucoup de gens ont la nostalgie de cette période. Si c’est le cas, c’est très, très facile d’y retourner… l’époque glorieuse de Nîmes Olympique est plus associée à Jean-Bouin qu’aux Costières. « 

Le Stéphane Plaza de l’immobilier

Ce n’est pas une comparaison avec l’animateur vedette de M6 (même si celui-ci apprécie fortement les Crocos également), mais l’idée numéro un de Rani Assaf est de faire en sorte que le Nîmes Olympique puisse dépendre de cet investissement immobilier afin de ne plus injecter de sa fortune personnelle. Que le club puisse devenir autonome. « Doter le club d’un vrai outil de travail permettant de générer plus de revenus les jours de match et des revenus 365 jours par an, permettant d’être moins dépendant des droits télé, ça, c’est un projet. »

Ce projet consiste à vendre des biens immobiliers à des entreprises « On ne fait pas d’argent en gardant l’immobilier, on en fait quand on le vend. Ici, on ne vend quasiment rien : on vend l’immeuble de bureaux qui sera probablement acheté par un grand groupe industriel du Gard (Bastide, NDLR), et on vend soit la résidence seniors, soit la résidence étudiante. »

Concernant les éventuels rêves de Coupe d’Europe dans l’avenir, Rani Assaf est catégorique : « Je suis réaliste. Ce n’est pas avec le rêve que tu construis, c’est avec des projets. Moi, je vends des projets, pas des rêves. La coupe d’Europe, ce serait du rêve. »

Assaf le président du Nîmes Olympique
(c) France football

Le sujet qui fâche : La formation

Vous êtes au courant, ces dernières semaines se sont révélées tendues au sujet du centre de formation. La SASP du Nîmes Olympique veut se séparer de son centre de formation, que le président nîmois trouve coûte trop cher. Un investissement annuel qui, d’après-lui, est un poids trop conséquent pour le Club. Rani Assaf est clair, « ce n’est pas par plaisir » qu’il ferme le centre de formation. « C’est une décision purement économique parce que c’est une question de survie. On ne peut pas avoir à peine 8 M€ de revenus en L2 (sans les aides à la relégation, NDLR) et en dépenser 2 M€ pour le centre de formation. Ce n’est juste pas possible »

Et d’ajouter, catégorique, qu’il ne reviendra pas sur sa décision. « C’est ferme et définitif. La SASP Nîmes Olympique ne peut pas supporter le coût annuel de la formation. J’ai informé les salariés lors d’un récent CSE (Comité social et économique). En fin de saison, on mettra en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). » et de finir, confiant : « Si on nous laisse aujourd’hui travailler tranquillement, ce projet aboutira. Mais il faut de la patience, car ce sera en 2026. »

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